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Pascale Martinez - Indépendant Lifeplus Associé


Trois secrets de santé surprenants pour votre bonheur

Reading Time: 3 minutes

Qu’est-ce qui vous rend heureux ? Passer une journée à la plage à écouter le bruit des vagues ? Savourer un morceau de votre gâteau au chocolat préféré ? Faire un jogging au lever du soleil ?

Toutes ces activités peuvent nous rendre heureux, mais saviez-vous que ce phénomène est en réalité dû aux réactions chimiques qu’elles provoquent plutôt qu’à l’activité en elle-même ?

Le bonheur n’est pas aussi insaisissable qu’on pourrait le penser. Il est en grande partie lié à la façon dont le corps réagit aux pensées, aux comportements et aux actes. 

En d’autres termes, plus nous sommes conscients des réactions de bonheur de notre organisme, plus nous pouvons adopter un mode de vie qui les favorisent.

Voici trois secrets de santé surprenants pour augmenter votre bonheur.

Le bonheur provient de la santé mentale comme de la santé physique.

On pense souvent que le bonheur trouve sa source dans l’esprit. C’est pourquoi vous serez peut-être surpris d’apprendre que les réactions physiques de notre corps s’accordent avec notre cerveau et nos pensées, faisant du bonheur un effet secondaire de la santé mentale et physique.

Quatre neurotransmetteurs spécifiques (la dopamine, la sérotonine, l’ocytocine et les endorphines), que l’on appelle hormones du bonheur, jouent un rôle important dans notre état émotionnel. 

Ces messagers chimiques transmettent les sentiments suivants :

  • récompense et accomplissement (dopamine) ;
  • optimisme, détente et sérénité (sérotonine) ;
  • amour et connexion (ocytocine) ; et
  • soulagement de la douleur mentale et physique (endorphines).

Toutefois, notre niveau de bonheur ne dépend pas uniquement de ces neurotransmetteurs.

Leur capacité à communiquer des messages dans le corps est également fondamentale à notre bonheur.

L’envoi de messages par les neurotransmetteurs peut être influencé par des facteurs à la fois innés et acquis, tels que :

  • l’éducation ;
  • les expériences passées ;
  • l’hérédité ;
  • l’environnement ;
  • le sport ;
  • la gestion du stress ; et
  • l’exposition à des produits chimiques et/ou toxiques.

Si l’un de ces éléments est particulièrement perturbé (par exemple, en cas d’exposition au plomb ou au mercure, de traumatisme non résolu ou de deuil), le bonheur est alors plus difficile à atteindre, car la toxicité et le stress peuvent empêcher les cellules nerveuses de s’activer correctement.

Le neurotransmetteur et sa capacité à communiquer jouent tous deux un rôle fondamental dans le sentiment de bonheur.

L’alimentation a une incidence sur le bonheur

Revenons un instant à ces neurotransmetteurs qui communiquent le sentiment de bonheur. Bon nombre d’entre eux sont en fait produits dans les intestins. Ce que nous consommons influence donc la quantité de neurotransmetteurs que nous pouvons fabriquer.

Les chercheurs ont à peine effleuré le lien qui existe entre les intestins et la santé globale, mais nous savons déjà que certains choix sont meilleurs que d’autres pour notre alimentation et notre bonheur.

L’une des principales recommandations est d’éviter les aliments transformés. De nombreux produits transformés contiennent des substances chimiques et des toxines comme du glutamate monosodique, des arômes artificiels et des colorants synthétiques qui perturbent la production de neurotransmetteurs. Lorsque ces contaminants sont présents dans l’organisme en quantités excessives, les messages des neurotransmetteurs ne passent plus.

Remplacez les aliments transformés par :

  • des macronutriments ;
  • des fruits et légumes bio ;
  • des protéines maigres ; et
  • des graisses saines.

Essayez ce régime alimentaire pendant quelques mois et vous constaterez peut-être que vos sens de l’odorat et du goût se sont aiguisés. Il s’agit d’une réaction typique qui se produit lorsque l’on élimine les aliments transformés addictifs. C’est aussi une belle récompense !

Les épreuves physiques ou mentales difficiles peuvent occasionner plus de bonheur

Ce n’est pas le cas sur le moment, mais lorsque nous sommes confrontés à des moments difficiles dans notre vie, nous pouvons réellement en sortir plus heureux.

Comme l’a dit Elisabeth Kübler-Ross, psychiatre et chercheuse dans le domaine de la fin de vie, en ces termes éloquents :

 « Les plus belles personnes sont celles qui ont connu l’échec, la souffrance, la lutte et la perte, et qui ont trouvé le chemin pour sortir des ténèbres. Ces personnes ont une appréciation, une sensibilité et une compréhension de la vie qui les emplit de compassion, de bienveillance et d’un profond sentiment d’amour. »

De nouvelles perspectives et une plus grande sagesse peuvent naître de la réflexion après un traumatisme, mais le bonheur peut aussi provenir de notre état physique tout au long de l’épreuve.

En temps de crise, le corps augmente sa production de dopamine et d’épinéphrine afin d’assister le système endocannabinoïde et les endorphines et nous permettre de surmonter la douleur. Plus précisément, ces composés se lient aux récepteurs opiacés (un peu comme la morphine), et soulagent autant qu’ils le peuvent la douleur physique et émotionnelle.

À la fin de la période difficile, le corps et l’esprit bénéficient de ces composés en plus grande quantité, ce qui peut se traduire par davantage de connexion, d’amour et de calme, menant ainsi à plus de bonheur.

On pense souvent que le bonheur se trouve uniquement dans les choses que nous possédons et les expériences que nous vivons, mais le fonctionnement interne de notre corps est étroitement lié au bonheur. Notre santé mentale et physique joue un double rôle dans notre humeur, nos sentiments d’accomplissement, d’amour et de connexion, ainsi que dans notre capacité à surmonter les épreuves. 

La prochaine fois que vous vous promenez sur la plage, que vous mangez une part de votre tarte préférée ou que vous passez des vacances en famille, ne sous-estimez pas les processus qui se déroulent dans votre organisme pour vous rendre heureux.

RÉFÉRENCES :

Death: The Final Stage of Growth by Dr. Elisabeth Kübler-Ross

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4940663/