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Pascale Martinez - Indépendant Lifeplus Associé


Qu’est-ce qu’un déséquilibre chimique et peut-on le maîtriser par le biais de l’alimentation ?

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Toutes les fonctions de notre corps, tous les messages et toutes les impulsions, prennent leur origine dans notre cerveau. Alors que se passe-t-il lorsque celui-ci est privé de certains nutriments ou lorsqu’il n’a pas le carburant nécessaire pour fonctionner de manière optimale ? Ce phénomène est connu sous le nom de déséquilibre chimique : il survient lorsque les neurotransmetteurs, ou messagers chimiques du cerveau, ne sont pas stables.1

Pourquoi souffririez-vous de déséquilibre chimique ?

Tout le monde peut présenter un déséquilibre chimique et il n’y a pas de quoi en avoir honte ! Les recherches ont établi un lien entre les déséquilibres chimiques et certains problèmes de santé mentale, comme la dépression et l’anxiété.2 Tout ce qui a une incidence sur certains neurotransmetteurs, comme un manque d’exercice ou une alimentation pauvre en certains nutriments, peut entraîner un déséquilibre. 

Comment préserver l’équilibre des neurotransmetteurs de votre cerveau ?

Lorsque vos neurotransmetteurs sont équilibrés, le système de récompense de votre cerveau est déclenché pour libérer de la dopamine, associée à des émotions joyeuses et positives. Lors de cette libération de dopamine, notre cerveau reconnaît l’action qui en est à l’origine et nous nous sentons obligés de répéter cette action pour ressentir à nouveau ce sentiment de plaisir. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez faire certaines choses pour déclencher cette libération de dopamine, et plus vous prendrez l’habitude de les faire, plus cela deviendra facile.

Faites de l’exercice plus souvent. Si votre taux de dopamine est bas, cela ne fait peut-être pas partie de vos priorités mais essayez de faire plus d’exercice, même s’il ne s’agit que d’une petite promenade au grand air. Les recherches ont montré3 que l’exercice physique pouvait avoir un impact conséquent sur votre humeur en équilibrant les molécules chimiques et les neurotransmetteurs dans votre cerveau.

Apprenez à dire non. Prendre en charge un trop grand nombre de tâches peut être source de stress et de confusion. Si vous vous sentez submergé par tout ce qu’on vous demande de faire, faites une pause et dites simplement « non ». Vous n’avez pas à assumer plus que ce que vous ne pouvez gérer et vous vous sentirez bien plus équilibré une fois que vous aurez appliqué ce conseil.

Profitez de votre temps libre. Qu’aimez-vous faire durant votre temps libre ? Prenez-vous plaisir à promener votre chien ? Peut-être aimez-vous peindre ou dessiner ? Certaines personnes se détendent en cuisinant, tandis que d’autres sont tout simplement heureuses en passant du temps en famille et avec leurs amis. Quelle que soit votre activité favorite, prenez soin de vous octroyer du temps pour la pratiquer.

Peut-on maîtriser les déséquilibres chimiques par le biais de l’alimentation ?

Même si les habitudes ont sans aucun doute une influence sur notre taux de dopamine et, par extension, sur notre humeur générale, l’un des principaux facteurs de déséquilibre chimique se trouve du côté de notre alimentation. Les aliments peuvent avoir une réelle incidence sur notre humeur et il existe un lien étroit entre déséquilibres chimiques et alimentation.

Dopamine et sérotonine

On trouve ces molécules chimiques du « bonheur » favorisant la bonne humeur, un meilleur sommeil et un bien-être général dans certains aliments. Certains fruits sont particulièrement riches en dopamine, comme les bananes, les bananes plantain et les avocats. Tandis que les feuilles et les fruits des pois mascate sont également riches en dopamine, on en trouve en plus faible quantité dans les agrumes, les pommes, les tomates, les épinards, les petits pois et les haricots secs. Certains aliments sont également riches en sérotonine, notamment ceux qui sont déjà riches en folates comme le brocoli, les légumes à feuilles vert foncé, les légumineuses, les betteraves, les agrumes et les œufs, et ceux qui sont déjà riches en fibres comme les céréales complètes et l’avoine, les légumes et les poires.

Glutamate et GABA

Le glutamate est transformé par le corps en acide gamma-aminobutyrique (GABA). Il a été prouvé que ce dernier régulait le système nerveux et qu’il existait un lien entre des taux faibles de GABA et des états dépressifs et anxieux.4 Voici quelques sources de glutamate : fruits de mer, sauces de poisson, haricots fermentés, miso, algues, soja, champignons et épinard. Parmi les sources directes de GABA, on trouve certains légumes comme les tomates, les épinards, les champignons, les pommes de terre et la patate douce, ainsi que des céréales complètes comme l’avoine, le blé, l’orge, le riz, le sarrasin et les châtaignes. De plus, bien qu’ils ne contiennent pas de GABA, certains aliments peuvent stimuler la production de cet acide gamma-aminobutyrique. Il s’agit notamment des aliments probiotiques comme le yaourt et le kéfir, ainsi que le thé vert.

Qu’est-ce que cela implique pour votre alimentation ?

Si vous commencez à y prêter attention, vous remarquerez certainement l’effet que certains aliments ont sur vous. Faites attention non seulement à la manière dont vous vous sentez directement après les avoir consommés, mais également le lendemain. Êtes-vous plein d’énergie, heureux et calme ou êtes-vous anxieux et tendu ? Si vous ne sauriez pas vraiment dire quels aliments vous apportent un sentiment de bien-être et ceux qui au contraire ne vous font pas du bien, essayez de manger uniquement des aliments sains pendant quelques semaines (pas d’aliments transformés ni de sucres raffinés) et voyez comment vous vous sentez. Il est tout à fait possible que lorsque vous commencerez à introduire doucement d’autres aliments dans votre alimentation, vous repériez lesquels ne sont pas bons pour vous.

  1. https://www.brainforestcenters.com/resources/chemical-imbalance-really-affect-brains []
  2. https://www.medicalnewstoday.com/articles/326475#what-conditions-are-linked-to-chemical-imbalances []
  3. https://jnm.snmjournals.org/content/jnumed/41/8/1352.full.pdf []
  4. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17127302/ []